Nous te confions tous les défunts de nos paroisses, particulièrement ceux qui nous ont quittés cette année, ainsi que nos proches, nos familles et nos amis. Accueille-les dans ta lumière et dans ta paix.
Homélie-29e dimanche du Temps Ordinaire
« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu »
Frères et sœurs bien-aimés,
Jésus nous pose aujourd’hui une question essentielle : A qui appartient réellement notre vie ?
Les pharisiens veulent piéger Jésus avec une question politique : « Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César ? » Mais Jésus dépasse leur piège et leur répond : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Autrement dit, Jésus nous rappelle que nous avons des responsabilités dans la société, mais que Dieu doit toujours garder la première place dans notre vie.
Chers amis, regardons concrètement notre quotidien ! Nous savons payer nos factures, respecter nos obligations, travailler pour notre vie et prendre soin de nos familles. Tout cela est important et nécessaire. Mais prenons-nous autant de temps pour prier, écouter la Parole de Dieu, pardonner à ceux qui nous blessent et aider ceux qui sont dans le besoin ?
Nous rendons à César ce qui est à César, mais rendons-nous vraiment à Dieu ce qui est à Dieu ?
L’Evangile nous invite aussi à être des chrétiens responsables : respecter les lois justes, accomplir honnêtement notre travail, payer nos impôts, participer à la vie de la société et rechercher le bien commun. La foi ne nous éloigne pas de nos responsabilités ; elle nous apprend à les vivre avec justice, honnêteté et amour.
Mais attention ! L’argent porte l’image de César, tant que nous portons l’image de Dieu ! Notre dignité ne vient ni de notre compte bancaire, ni de notre statut social, ni notre réussite. Nous sommes créés à l’image de Dieu. Voilà pourquoi aucune richesse, aucun pouvoir, aucune ambition ne doit prendre la place de Dieu dans notre cœur.
La première lecture nous rappelle d’ailleurs Dieu agir même à travers Cyrus, un roi qui ne le connaissait pas. Cela nous enseigne que Dieu est plus grand que nos frontières, nos partis politiques et nos différences. Il peut travailler à travers des personnes differentes de nous pour accomplir son dessein.
Et saint Paul, dans la deuxième lecture, rend grâce pour la foi active, l’amour qui se donne et l’espérance persévrante des Théssalociens. Voilà ce que Dieu attend de nous : une foi qui se voit dans nos actes, un amour qui se voit dans nos actes, un amour qui se traduit par des gestes concrètes et une espérance qui nous fait tenir debout dans les épreuves.
Alors, frères et sœurs, posons-nous cette question : si quelqu’un observait notre manière de travailler, de parler, de gérer notre argent, de traiter notre conjoint, nos enfants, nos voisins ou les personnes qui nous nous dérangent, pourrait-il reconnaître que nous appartenons à Dieu ?
Cette semaine, faisons un effort concret : soyons honnêtes dans notre travail, généreux envers une personne dans le besoin, patients avec ceux qui nous éprouvent et fidèles à notre prière. Ne donnons pas à Dieu seulement les mièttes de notre temps, de notre amour et notre attention !
Retenons ceci : à César, nos obligations ; à Dieu, notre cœur, notre vie et tout notre amour !
père Joseph Akuamoah-Boateng

