Prière du Mois de la Mission universelle
Rédigée par le Pape Léon XIV
Homélie-2è dimanche du Temps Ordinaire « A », le 18.01.2025 père Joseph Akuamoah-Boateng
Frère et sœurs,
En ce 2e dimanche du Temps Ordinaire, la parole de Dieu nous révèle une identité et une mission : être appelés, aimés, baptisés et envoyés.
Dans le livre d’Isaïe, le serviteur de Dieu entend ces mots bouleversants : « Tu mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma gloire » et plus loin : « Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémité de la terre. » Dieu ne choisit pas pour enfermer, mais pour envoyer. Il ne bénit pas pour garder, mais pour partager. Être choisi par Dieu, ce n’est jamais un privilège à conserver, c’est une mission à accomplir.
Le psaume nous fait répondre :
« Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »
C’est la réponse du cœur disponible. Pas celle de quelqu’un qui sait tout faire, mais quelqu’un qui fait confiance. Dieu ne cherche pas des héros, il cherche des cœurs ouverts.
Dans l’Évangile, Jean Baptiste montre Jésus et dit :
« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »
Jean ne parle pas de lui. Il désigne le Christ. Il sait que sa mission est de conduire vers le Christ. Voilà le cœur de toute vocation chrétienne : conduire les autres vers le Christ par notre manière de vivre, de parler, d’aimer, de pardonner.
Jean ajoute :
« Moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre, c’est lui. »
La foi n’est pas seulement une idée, c’est une rencontre. Jean a vu, il a reconnu, il a témoigné. Et nous aussi à notre manière, nous avons rencontré Jésus dans notre histoire : par un événement, une personne, une épreuve, une parole, un sacrement.
Aujourd’hui, notre Église nous invite à nous souvenir : « nous sommes baptisé et envoyés ». Le baptême n’est seulement un souvenir d’enfance, c’est une force vivante. Par le baptême, nous sommes enfants de Dieu, membre du Christ, temple de l’Esprit. Et surtout, nous sommes envoyés.
Envoyés où ?
Pas forcément loin. Envoyé là où nous vivons :
dans nos familles parfois fatigués,
dans nos quartiers parfois indifférents,
dans nos lieux de travail parfois dur,
dans notre paroisse parfois fragile.
Envoyés pour quoi ?
Pour être lumière quand tout semble sombre.
Pour être paix quand tout est tendu.
Pour être espérance quand beaucoup désespèrent.
Pour dire, par nos actes plus que par nos discours : « Le Seigneur est vivant, il aime chaque personne. »
Frères et sœurs, Dieu nous redit aujourd’hui ce qu’il disait au serviteur d’Isaïe : « En toi, je veux manifester ma gloire. » Il ne s’agit pas de notre gloire, mais de la sienne qui passe par nos vies simples.
Alors avec le psalmiste, avec Jean Baptiste, avec tous les témoins avant nous, redisons :
« Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté. »
Même si nous nous avons peur.
Même si nous doutons.
Même si nous nous sentons petits.
Car Dieu n’envoie pas les parfaits, il rend capables ceux qu’il envoie.


