Prière du Mois de la Mission universelle

 

Rédigée par le Pape Léon XIV

Et si on priait !

Homélie- La solennité de la Sainte Famille

père Joseph Akuamoah-Boateng

 

« Sainte Famille, modèle d’amour pour nos famille »

Frères et sœurs,

En ce temps de Noël, l’Église nous invite à lever les yeux vers une famille toute simple : Jésus, Marie et Joseph. Une famille discrète, sans éclat, mais profondément enracinée dans l’amour, la confiance et la fidélité à Dieu. En contemplant la Sainte Famille, nous découvrons un miroir dans lequel nos propres familles peuvent se reconnaître, avec leurs joies, leurs fragilités et leurs espérances.

 

La première lecture tirée du livre de Ben Sira le Sage, nous rappelle l’importance du respect et de l’attention sein de la famille. Honorer ses parents, prendre soin d’eux, surtout lorsqu’ils vieillissent ou deviennent fragiles, n’est pas seulement un devoir moral : c’est une manière concrète de vivre notre foi. Dans nos sociétés, marquées par le rythme rapide de la vie, l’isolement et parfois la solitude des personnes âgées, cette Parole nous interpellent fortement. Elle nous invite à redonner à la famille sa place de lieu de transmission, de respect et de reconnaissance mutuelle.

 

Le psaume 127 prolonge ce message en nous rappelant que la vraie joie ne vient pas de la réussite ou de la performance, mais d’une vie enracinée dans le Seigneur. « Heureux qui craint le Seigneur et marche selon ses voies ». Une famille qui se laisse guider par Dieu devient un espace de paix, même lorsque tout n’est pas parfait.

 

Dans la lettre aux Colossiens, saint Paul nous propose ce que l’on pourrait appeler une règle de vie pour les familles chrétiennes : la bonté, l’humilité, la douceur, la patience. Il ne s’agit pas de sentiments passagers, mais d’un choix quotidien. Dans la vie familiale, nous le savons bien, il faut apprendre à supporter les limites des autres, à dialoguer, à pardonner. « Par-dessus tout, revêtez-vous de l’amour », nous dit saint Paul. L’amour est ce lien qui tient tout ensemble. Et qui permet de traverser les tensions et les incompréhensions.

 

L’Évangile selon saint Matthieu nous montre enfin que la Sainte Famille n’a pas été épargnée par les épreuves. Elle connaît la peur, l’exil, l’incertitude de l’avenir. Joseph doit partir précipitamment pour protéger l’enfant et sa mère. Cette page de l’Évangile résonne particulièrement aujourd’hui dans le monde où tant de familles vivent l’insécurité, le déplacement, la fragilité professionnelle ou relationnelle. Joseph ne parle pas, mais il agit. Il écoute Dieu et fait confiance. Il devient ainsi le gardien humble et courageux de sa famille.

 

La Sainte Famille n’est donc pas un modèle idéalisé et inaccessible. Elle nous montre qu’une famille devient sainte nos pas parce qu’elle est parfaite, mais parce qu’elle s’appuie sur Dieu, jour après jour. Elle nous rappelle que l’amour se construit dans la fidélité, l’écoute et le don de soi.

 

En cette fête, confions au Seigneur toutes nos familles : celles qui vivent dans la joie, celles qui traversent des difficultés, celles qui sont blessées ou séparées. Demandons la grâce que nos foyers soient des lieux de paix, de dialogue et de pardon. Que Jésus soit le cœur de nos maisons, que Marie nous apprenne l’accueil et la confiance, et que Joseph nous inspire une foi humble et fidèle.

Homélie- Solennité de l’Épiphanie du Seigneur

Frères et sœurs,

 

En cette fête de l’Épiphanie, nous contemplons un mystère très simple et en même temps très profond : Dieu se donne à voir, Dieu se laisse rencontrer. Il ne se cache pas, il ne se réserve pas à quelques privilégies. En Jésus, Dieu se rend proche de tous.

 

Le prophète Isaïe nous invitait déjà :

« Debout, Jérusalem, resplendis : elle venue, ta lumière ! »

Cette parole n’est pas seulement pour une ville ou pour un peuple. Elle aussi pour nous, aujourd’hui, ici, dans notre paroisse. Dieu veut illuminer nos vies, nos familles, nos engagements, parfois aussi nos inquiétudes et nos fatigues.

 

L’Évangile nous parle des mages. Ce sont des étrangers, des hommes venus de loin, qui ne connaissent pas Dieu comme le peuple d’Israël. Et pourtant, ce sont eux qui se mettent en route. Ils cherchent, ils avancent, ils se laissent guider par une étoile.

Cela nous rappelle que Dieu parle à tous les cœurs, même à ceux qui sont loin de l’Église, même à ceux qui cherchent sans encore savoir nommer Dieu.

 

À l’inverse, Hérode, lui, connaît les Écritures, mais son cœur est enfermé. Il a peur de perdre son pouvoir. Cela nous interroge aussi : on peut être proche de l’Église, connaître les traditions, et pourtant avoir du mal à accueillir vraiment Jésus quand il dérange nos habitudes.

 

Quand les mages arrivent à Bethléem, ils ne trouvent pas un roi, mais un enfant pauvre Marie et Joseph. Et pourtant, ils se prosternent. Ils reconnaissent que cet enfant est e vrai Roi, le Sauveur.

Ils offrent leurs dons, non parce que Jésus en a besoin, mais pour exprimer leur foi et leur amour.

 

Frères et sœurs, l’Épiphanie nous rappelle une vérité essentielle :

Jésus, Fils de Dieu est un don offert à tous.

Il n’est pas réservé quelques-uns, ni à ceux quo se croient parfaits. Il est donné aussi à ceux qui doutent, à ceux qui sont loin, à ceux qui frappent timidement à la porte de l’Église.

 

Saint Paul nous dit clairement : en Jésus, tous sont appelés à faire partie du même corps. Notre paroisse est appelée à être un lieu ouvert, accueillant, où chacun peut se sentir attendu et aimé de Dieu.

 

Enfin, l’Évangile nous dit que les mages « repartirent par un autre chemin ».

Rencontrer Jésus change toujours quelque chose. Si nous avons vraiment accueilli Christ dans notre vie, cela se voit : dans notre manière de parler, de pardonner, d’accueillir, de servir.

Que cette fête de l’Épiphanie ravive en nous la joie de croire et le désir de partager. Que notre paroisse humblement, comme une étoile : non pas pour attirer à elle, mais pour conduire à Jésus, lumière donnée à tous.

 

Question de méditation :

Comment, dans ma vie quotidienne et au sein de notre paroisse, puis-je être un signe de la lumière du Christ pour ceux qui cherchent encore ou qui se sentent loin de Dieu ?