Et si on priait !

La prière de l’Ascension célèbre le retour du Christ auprès du Père.
Elle est centrée sur la joie, l’espérance céleste et la mission d’annoncer l’Évangile.

C’est un moment pour élever le cœur vers le ciel tout en vivant sa foi sur terre.

« Seigneur Jésus, quand Tu es monté au ciel, les anges disaient aux Onze : Ne restez pas là à regarder vers le ciel !  […] Je suis au ciel, regardez donc en haut, vers moi, et priez. Mais je suis aussi sur terre dans tous les pauvres, les petits, les malades et les pécheurs. Amen »

Homélie-4e dimanche de Pâques

« Jésus, le berger qui fait vivre »

Frères et sœurs,

Aujourd’hui, Jésus nous parle avec une image très simple : un berger et ses brebis. Mais derrière cette image, il y a une question très concrète : qu’est-ce qui me fait vivre, moi aujourd’hui ? et aussi : qui est-ce que j’écoute vraiment pour conduire ma vie ?

Jésus dit. « Je suis venu pour que mes brebis aient la vie. » pas seulement exister mais vivre vraiment. Et si on est honnêtes, ce n’est pas toujours le cas. On court beaucoup mais on est fatigués.  On parle beaucoup mais on ne s’écoute plus vraiment. On est connectés mais parfois seuls. Alors oui, on vit mais est-ce qu’on vit en profondeur ?

Le Bon Pasteur, lui, commence par une chose essentielle : il appelé.

Dans la première lecture, les gens écoutent Pierre et sont touchés au cœur. Ils demandent : « Que devons-nous faire ? »

C’est le début d’une vie nouvelle. Dans notre vie aussi, tout commence là : est-ce que je laisse encore Dieu me parler ?

Très concrètement :

  • Est-ce que je prends un moment de silence dans ma journée ?
  • Ou bien ma vie est-elle remplie de bruit du matin au soir ?

Parce que si je n’écoute rien, je finis par suivre n’importe quoi.

Ensuite, Jésus ne fait pas que parler. Il prend soin.

La lettre de Pierre nous dit : « Par ses blessures, vous êtes guéris. » Ça veut dire quoi pour nous ? Que Jésus ne nous attend pas quand tout va bien. Il vient justement là où ça ne va pas : quand je suis découragé ; quand je m’énerve facilement ; quand je n’arrive plus à prier ; quand je retombe toujours dans les mêmes erreurs.

Le Bon Pasteur ne dit pas : « Débrouille-toi ». Il dit : « Viens, je marche avec toi. »

Et puis il y a cette parole magnifique du psaume : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. » Attention, ça ne veut pas dire : que tout sera facile. Mais ça veut dire. Je ne suis pas seul. Et ça change tout. Parce qu’au fond, ce qui nous fatigue plus, ce n’est pas le travail, c’est de porter la vie tout seul.

Alors aujourd’hui, Jésus nous propose quelque chose de très simple, très concret : le laisser conduire un peu plus notre vie. Pas tout changer d’un coup. Juste un pas. Par exemple, cette semaine : commencer la journée par : Seigneur, guide-moi aujourd’hui » ; faire attention à une personne autour de moi (écouter vraiment, aider, encourager) ; prendre 5 minutes de silence, sans téléphone. Ce sont des petites choses mais ce sont des pas de vie.

Et c’est la qu’’on comprend aussi le sens des vocations. Une vocation, ce n’est pas d’abord une fonction. C’est une réponse à un appel. Et chacun de nous est appelés à une chose : faire vivre les autres. Dans une famille, au travail, dans une amitié, on peut être soit quelqu’un qui fait vivre. Le Bon Pasteur nous apprend à devenir, nous aussi des personnes qui relèvent, encouragent, apaisent.

Frère et sœurs, Jésus ne veut pas diriger notre vie de l’extérieur. Il veut marcher avec nous. Aujourd’hui, simplement : « Fais-moi confiance. Laisse-moi te conduire vers la vie. » Alors sans faire de grands discours, on peut juste lui dire dans notre cœur : « Seigneur, sois vraiment mon berger. » et déjà quelque chose commence à changer.

Amen

père  Joseph Akuamoah-Boateng